Le député LFI Sébastien Delogu a passé plus de huit heures en garde à vue à Marseille, jeudi 27 août, après une altercation avec trois policiers venus interpeller un suspect dans son immeuble. Libéré dans la soirée, il a reçu une convocation pour outrage.
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Et voilà que le costume de parlementaire rencontre brutalement celui de la procédure judiciaire. Dans cette affaire, chacun a son scénario, ses arguments et, visiblement, son propre montage vidéo. Les policiers accusent l’élu de s’être interposé physiquement et de les avoir insultés. Delogu affirme, lui, avoir été insulté et violenté par les agents.
Une plainte contre une plainte, des images partielles et des versions qui ne racontent manifestement pas la même histoire : Marseille tient là un feuilleton où la caméra de surveillance pourrait jouer le rôle du témoin le plus sollicité.
L’élu a également déposé plainte pour injures et violences physiques. Une enquête est ouverte afin d’éclaircir les responsabilités. Autrement dit, pour l’instant, personne ne gagne le match, mais tout le monde a déjà pris position dans les tribunes.
La justice devra donc départager les déclarations, les images et les éléments recueillis. Car lorsqu’un représentant de la Nation croise des policiers dans un hall d’immeuble et que l’échange finit au commissariat, la politique descend soudain de l’Hémicycle pour se retrouver face au droit commun. Et là, les grands discours ne disposent d’aucune immunité médiatique.
Wilfid K./La rédaction
