La Cour suprême du Bénin a ouvert, jeudi 5 novembre, son année judiciaire 2026-2027 autour d’un enjeu : « Le juge électoral et les enjeux de la démocratie locale ». La cérémonie s’est déroulée en présence de la vice-présidente Mariam Talata, représentant le chef de l’État.
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Au cœur des échanges, le président de la haute juridiction, Victor Dassi Adossou, a présenté le bilan du contentieux des élections communales et des contestations liées à la désignation des chefs de village et de quartier. Au total, 307 dossiers ont été examinés et réglés, avec un délai moyen de traitement de sept jours.
Ces chiffres illustrent la place du juge dans la consolidation de la démocratie de proximité. Son rôle ne consiste pas seulement à vérifier la conformité des opérations électorales. Il lui revient aussi de veiller à ce que chaque suffrage exprimé soit fidèlement pris en compte, de corriger les irrégularités établies et de sanctionner les fraudes.
La rentrée judiciaire a mis en lumière la nécessité de clarifier les voies de recours concernant la désignation des responsables locaux. La Cour suprême invite ainsi le législateur à préciser le cadre juridique applicable.
En protégeant la sincérité du vote, le juge électoral contribue à préserver la confiance citoyenne et la légitimité des institutions locales.
Wilfrid K./La rédaction
