En Israël, le fauteuil de Premier ministre ressemble désormais à une chaise musicale dont personne ne veut entendre la dernière note. Après les législatives du 27 octobre, le président Isaac Herzog s’apprête à confier à Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major et rival de Benjamin Netanyahu, la mission de former le prochain gouvernement. Le mandat doit lui être remis dimanche 8 novembre.
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Sur le papier, Eisenkot part avec un avantage : six formations lui ont apporté 67 recommandations, contre 46 pour Netanyahu. Mais une recommandation n’est pas une majorité. Il disposera de 28 jours, avec une éventuelle prolongation de 14 jours, pour transformer ce soutien en coalition capable d’obtenir la confiance du Parlement.
Le spectacle commence donc maintenant. Pour gouverner, Eisenkot devra choisir ses partenaires : les partis arabes, dont le soutien pourrait lui ouvrir la majorité, ou les formations ultraorthodoxes, dont les exigences compliquent le débat sur le service militaire. Or certains alliés de droite refusent toute entente avec les premiers. L’unité anti-Netanyahu a ses limites, lorsque les calculs électoraux entrent dans la pièce.
Netanyahu, lui, n’a pas quitté le jeu : son bloc reste le plus important et il conserve le poste jusqu’à la formation d’un exécutif. Israël découvre ainsi une démocratie où gagner le droit d’essayer ne garantit pas celui de gouverner. Eisenkot reçoit la mission ; reste à trouver les voix, les compromis et, surtout, la cohérence.
Syste F./La rédaction
