À Téhéran, la guerre ne se raconte pas seulement avec des missiles. Elle se met aussi en scène avec des cercueils, des drapeaux et des foules compactes. Des milliers d’Iraniens ont envahi les rues de la capitale pour assister aux funérailles de plusieurs hauts commandants militaires tués lors de frappes américano-israéliennes récentes. Entre slogans hostiles à Washington et Tel-Aviv et promesses de vengeance, la cérémonie ressemblait autant à un hommage qu’à un meeting politique.
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Dans les cortèges, les portraits des officiers disparus flottaient au-dessus de la foule, transformant la procession en démonstration de patriotisme. Le message était clair : les morts deviennent des symboles, et les symboles nourrissent la résistance. Car dans les conflits modernes, chaque camp fabrique ses héros avec la même rapidité que ses armes.
Les autorités iraniennes promettent déjà que ces frappes ne resteront pas sans réponse, tandis que la guerre régionale continue de s’étendre.
Au fond, la géopolitique a parfois une logique étrange : les bombes tombent, les cercueils se ferment… et les discours, eux, repartent immédiatement au combat.
Wilfrid K./La rédaction






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