Narendra Modi pose le pied sur le tarmac israélien comme on entre dans un salon plein de miroirs: sourire calibré, poignée de main sous haute tension. En deux jours, il faudra sceller contrats, échanger poignées de secrets militaires et surtout éviter que la « belle amitié » ne se transforme en miroir aux alouettes diplomatique.
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À New Delhi, on applaudit le commerce et la défense; dans la région, on mesure les éclats. La visite survient alors qu’une poudrière moyen-orientale fume encore — répliques, frappes et manœuvres aériennes américaines qui ressemblent à des rappels constants: tout peut partir en vrille. Les critiques pointent le calendrier: annoncer la visite la veille, c’est jouer à cache-cache avec l’Histoire.
Modi, vendeur de partenariats, risque de revenir avec des contrats bien remplis… et des questions brûlantes: protéger neuf millions de citoyens loin des foyers? Préserver l’économie face au prix du pétrole? En politique étrangère, l’amitié se monnaie; l’art consiste à ne pas s’y faire prendre.
Wilfrid K./La rédaction
