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INTER : TRUMP VEUT DÉJÀ REMPLACER ZELENSKY

Trump veut accélérer la paix en Ukraine, quitte à suggérer aux Ukrainiens de changer de président

Donald Trump a ressorti son remède favori aux crises politiques : changer le dirigeant qui ne suit pas ses instructions. Le 10 octobre 2026, le président américain s’en est pris à Volodymyr Zelensky, estimant que l’Ukraine devait se choisir un nouveau chef capable de conclure un accord avec la Russie. À Washington, la paix semble désormais accompagnée d’une condition supplémentaire : avoir le bon interlocuteur.

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Le grief de Trump porte notamment sur les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, qu’il accuse d’aggraver les tensions sur le marché du gazole. Le paradoxe est saisissant : après avoir annoncé un accord d’approvisionnement en gazole russe, le locataire de la Maison-Blanche reproche à Kyiv de viser des infrastructures énergétiques de Moscou. La diplomatie se transforme ainsi en exercice d’équilibrisme, où les intérêts américains croisent les impératifs militaires ukrainiens.

Zelensky, lui, refuse de considérer les revenus énergétiques russes comme une simple affaire commerciale. Selon lui, ces ressources peuvent contribuer à financer la guerre menée contre son pays. Les frappes meurtrières enregistrées en Ukraine renforcent encore la tension entre les deux positions.

Mais voilà que Trump semble vouloir distribuer les fonctions présidentielles depuis Washington. L’Ukraine reste pourtant un État souverain, et le choix de son dirigeant revient aux Ukrainiens, non aux humeurs d’un partenaire étranger. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères l’a d’ailleurs rappelé.

Derrière les déclarations spectaculaires, une question demeure : la paix se négocie-t-elle avec des exigences réalistes ou avec des ultimatums ? À force de réclamer un nouveau président, Trump risque surtout de compliquer davantage une équation déjà sanglante. Car remplacer un homme ne suffit pas nécessairement à arrêter une guerre.

Wilfrid K./La rédaction

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