La Guinée équatoriale vient d’ajouter un nouveau chapitre à son interminable bras de fer avec l’opposition en exil. Le 21 septembre 2026, le parquet général a annoncé la qualification de la CORED comme « organisation terroriste et criminelle » et évoqué des récompenses pouvant atteindre 1,5 million d’euros pour le rapatriement de certains de ses dirigeants, dont Salomon Abeso Ndong.
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Voilà donc l’opposition transformée en affaire de primes. À Malabo, le communiqué judiciaire prend des airs d’avis de recherche international, avec plusieurs millions d’euros annoncés pour retrouver des responsables installés notamment en Europe. Une mécanique qui donne à la confrontation politique des allures de scénario à rebondissements, sauf que les protagonistes, eux, sont bien réels.
Les autorités équato-guinéennes accusent la CORED de préparer ou soutenir des actions violentes et évoquent notamment des liens avec des organisations terroristes. Ces accusations sont contestées par Salomon Abeso Ndong, qui les rejette et affirme que la coalition défend une alternance politique par des élections libres. Selon El País, aucune preuve publique de ces accusations n’a été présentée lors de l’annonce.
Le dossier dépasse désormais les frontières de Malabo. De Londres à Paris, la bataille politique se prolonge dans l’exil, les tribunaux et les déclarations publiques. La Guinée équatoriale n’en finit décidément pas de transformer son opposition en affaire internationale.
Wilfrid K./La rédaction






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