En Guinée, le retour de Mamadi Doumbouya à Conakry, le 14 août, n’a pas suffi à faire taire les interrogations. Après onze jours de congé en Grèce, le chef de l’État a retrouvé la capitale sous un imposant dispositif sécuritaire et a présidé, quelques heures plus tard, une réunion extraordinaire consacrée à la défense et à la sécurité. Officiellement, rien d’anormal : le président reprend simplement les commandes. Mais dans les couloirs du pouvoir, les rumeurs, elles, n’ont visiblement pas pris de vacances.
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Au cœur des spéculations figurent de supposées tensions au sein du Groupement des forces spéciales, l’unité militaire qui avait porté Doumbouya au pouvoir en 2021. Le cas du commandant Kilo, présenté comme l’un des proches du président, alimente notamment les rumeurs. Ces informations n’ont toutefois pas été officiellement confirmées.
À cela s’ajoutent les perturbations ayant touché plusieurs réseaux sociaux à Conakry pendant l’absence du chef de l’État, dans un contexte déjà chargé de spéculations.
Ainsi, en Guinée, le pouvoir affiche la maîtrise tandis que les rumeurs occupent le terrain. Une situation où chaque cortège militaire devient un message, chaque réunion sécuritaire un sujet de commentaire et chaque silence officiel une invitation aux interprétations. À Conakry, décidément, même le calme semble avoir besoin d’un communiqué.
Wilfrid K./La rédaction






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