Six jours après la prise de pouvoir par le Haut Commandement militaire, une délégation de haut niveau de la CEDEAO s’est rendue à Bissau ce lundi 1ᵉʳ décembre pour rencontrer les autorités de transition. Après près de trois heures de discussions à huis clos, les deux parties ont salué des échanges « fructueux », laissant espérer l’ouverture d’un dialogue réel sur le retour à l’ordre constitutionnel.
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La mission, conduite par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, comprenait également le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le président de la Commission de la CEDEAO. L’absence remarquée du Sénégal, du Togo et du Cap-Vert – ce dernier invoquant ses « liens historiques » avec la Guinée-Bissau – a toutefois attiré l’attention.
La CEDEAO a réaffirmé sa condamnation du coup de force et exigé la reprise du processus électoral. Les militaires, dirigés par le général Horta N’Tam, ont soutenu avoir agi pour préserver « l’ordre et la sécurité ». La durée d’un an proposée pour la transition sera soumise au sommet de la CEDEAO le 14 décembre.
Sur le plan judiciaire, plusieurs personnalités arrêtées après le renversement du gouvernement, dont le président de la Commission électorale et cinq magistrats, ont été libérées, même si des détentions jugées illégales subsisteraient selon l’Ordre des avocats. Par ailleurs, le Nigeria a accordé l’asile politique à Fernando Dias, candidat à la présidentielle du 23 novembre, qui continue de revendiquer sa victoire.
A.K.S. / La rédaction







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