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GHANA : CINQ ANS POUR RÉGNER, QUATRE POUR PROMETTRE ENCORE

GHANA

Au Ghana, l’horloge politique pourrait bientôt changer de rythme. Le gouvernement a donné son accord de principe à une réforme constitutionnelle visant à faire passer le mandat présidentiel de quatre à cinq ans. L’objectif affiché est simple : offrir davantage de temps aux gouvernants pour transformer les promesses électorales en réalisations concrètes. Les premiers mois seraient absorbés par la transition, les derniers par la campagne, laissant finalement peu de place à l’action.

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Sur le papier, l’argument paraît séduisant. Dans les faits, il rappelle que, sous toutes les latitudes, les réformes institutionnelles arrivent souvent avec un discours bien rodé : ce n’est jamais le pouvoir qui change, c’est le calendrier. À croire que les routes se construisent plus vite lorsque les mandats s’allongent… du moins dans les communiqués officiels.

Le projet prévoit également d’aligner la durée du mandat du Parlement sur celle du chef de l’État, d’abaisser l’âge minimum des candidats à la présidentielle de 40 à 35 ans et de modifier le calendrier électoral. Mais avant d’entrer en vigueur, ces réformes devront franchir plusieurs étapes législatives avant d’être soumises à un référendum national prévu en 2027. Au Ghana, la Constitution rappelle ainsi qu’un mandat ne se rallonge pas d’un simple trait de plume : il doit d’abord convaincre les citoyens.

Wilfrid K./La rédaction

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