Au cœur de Niger, l’aéroport de Niamey s’est récemment transformé en plateau de cinéma improvisé. Bus administratif détourné, faux agents de maintenance, intervention musclée : il ne manquait que la bande-annonce. Mais derrière le scénario rocambolesque se cache une ironie plus piquante.
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Depuis des mois, le Général « Titanic » de son vrai nom Abdourahamane Tchiani – multiplie les flèches verbales contre Emmanuel Macron, Alassane Ouattara et Patrice Talon, désignant l’ennemi toujours plus loin, toujours plus commode. À l’écouter, tous les vents contraires viendraient de Paris, d’Abidjan ou de Cotonou. Or voilà que l’attaque, selon les premiers éléments, serait liée à des réseaux circulant dans l’espace même de l’Alliance des États du Sahel.
Autrement dit, le danger ne traverserait pas l’Atlantique mais simplement la frontière. C’est là que le navire prend l’eau : à force de regarder l’horizon en quête d’ennemis extérieurs, on oublie parfois de vérifier la cale. La communication martiale fonctionne bien à la tribune, moins bien face aux faits.
Moralité : en politique comme en navigation, accuser les phares voisins n’empêche pas l’iceberg d’être… juste devant.
Wilfrid K./La rédaction







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