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FRANCE : MÉMOIRE COLONIALE ENTRE SILENCE ET CONDAMNATION

FRANCE

En France, il aura fallu plus de 80 ans pour que la justice fasse ce que l’histoire murmurait déjà : reconnaître qu’on ne peut pas enterrer la vérité avec les corps. Le massacre de Thiaroye, en 1944, où des tirailleurs africains furent abattus pour avoir réclamé leur solde, revient hanter les prétoires. Et cette fois, ce n’est pas un simple devoir de mémoire, mais une condamnation officielle pour avoir… trop bien caché les faits.

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Car pendant des décennies, l’État a joué à cache-cache avec ses archives. Version officielle minimaliste, chiffres discutables, responsabilités diluées : tout était calibré pour que le scandale reste sous silence. Pendant ce temps, les familles, elles, continuaient de chercher des réponses… et parfois des corps.

Ironie de l’histoire : ceux qu’on accusait hier de mutinerie sont aujourd’hui réhabilités, tandis que l’État, lui, se retrouve sommé de s’expliquer. Comme quoi, les vérités coloniales ont la peau dure, mais la mémoire encore plus.

Au fond, la question reste entière : fallait-il vraiment un tribunal pour admettre qu’on ne réécrit pas l’histoire… sans finir par être rattrapé par elle ?

Wilfrid K./La rédaction

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