À Paris, on ne fait pas que de la diplomatie, on fait aussi du démenti en haute couture. À l’approche du sommet du G7 à Évian, la France se retrouve au centre d’un feuilleton international où chacun accuse, pendant que l’hôte jure n’avoir rien fait. L’Afrique du Sud absente ? Pure coïncidence, assure-t-on. Une simple question de casting géopolitique, pas de pression américaine. Circulez, il n’y a rien à voir.
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Pourtant, du côté de Pretoria, le scénario est moins élégant : Washington aurait brandi la menace du boycott, poussant discrètement à revoir la liste des invités. Une version que Paris balaie d’un revers diplomatique, préférant expliquer qu’il s’agit d’un choix « cohérent », avec une préférence affichée pour le Kenya. Traduction libre : tout est sous contrôle, même quand ça ne l’est pas vraiment.
Dans ce théâtre feutré des relations internationales, chacun joue son rôle. Les États-Unis suggèrent, la France ajuste, et l’Afrique du Sud s’interroge. Pendant ce temps, le G7 continue de se présenter comme un club ouvert… à condition d’avoir la bonne invitation.
Moralité diplomatique : au G7, l’essentiel n’est pas d’être invité, mais de comprendre pourquoi on ne l’est plus. Et surtout, qui a soufflé le nom sur la liste.
Wilfrid K./La rédaction
