À la FIFA, la démocratie électorale ressemble parfois à un match dont le résultat serait annoncé avant le coup d’envoi. Gianni Infantino prépare tranquillement sa campagne pour 2027, pendant que l’Afrique, bloc de 54 fédérations, reste rangée derrière lui. La CAF a confirmé à l’unanimité son soutien à sa réélection, transformant le continent en réservoir de voix.
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Le soutien africain n’est pas tombé du ciel. Infantino a multiplié les promesses d’investissements et de financements, tandis que plusieurs dirigeants africains saluent son bilan. Même Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise, a défendu le patron de la FIFA. De quoi donner à la campagne un parfum de fidélité intéressée, ou de pragmatisme institutionnel : chacun choisira son interprétation.
Pendant ce temps, le décor se fissure ailleurs. UEFA, AFC et CONCACAF ont demandé des changements à la tête de la FIFA, et plusieurs fédérations européennes ont retiré leur soutien à Infantino après l’abandon de son projet d’ouvrir une partie des compétitions à des investisseurs privés. La France vient d’ajouter son carton rouge.
Mais voilà le paradoxe : malgré la tempête, Infantino disposerait d’un matelas de voix suffisant pour être réélu. Avec 211 fédérations et une voix chacune, le football mondial découvre une règle simple : quand on sait compter les soutiens, même une crise de confiance peut devenir une véritable formalité électorale.
Amina T./La rédaction
