Le cardinal espagnol Cristóbal López Romero, archevêque de Rabat et un temps considéré parmi les personnalités susceptibles de succéder au pape François lors du conclave de 2025, traverse l’une des périodes les plus délicates de son ministère. Visé par une enquête préliminaire du Vatican à la suite d’accusations de comportements inappropriés envers des femmes adultes, il a annoncé son retrait temporaire des célébrations publiques et des activités pastorales, tout en affirmant n’avoir commis « ni agression, ni violence, ni harcèlement sexuel ».
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Dans un communiqué adressé aux fidèles de son diocèse, le prélat assure vouloir coopérer pleinement avec les autorités ecclésiastiques afin que l’enquête puisse se dérouler sans entrave. L’Église catholique poursuit ainsi la procédure prévue par son droit canonique, sans préjuger de son issue.
L’affaire rappelle qu’au sein de l’Église, la réputation ne protège plus des investigations. Le cardinal, autrefois cité parmi les figures montantes du Vatican, voit désormais son avenir suspendu aux conclusions de l’enquête. En attendant, les cloches continuent de sonner, mais cette fois, c’est la justice canonique qui donne le rythme.
Wilfrid K./La rédaction
