Ils sont français, diplômés, parfois nés en banlieue parisienne ou lyonnaise, mais choisissent désormais de refaire leur vie à Dakar, Alger, Cotonou ou Casablanca. On les appelle les « repats », contraction de “retour au pays”. Une génération de Français issus de l’immigration qui quitte l’Hexagone avec une étrange sensation : celle d’être chez eux partout… sauf parfois en France.
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Derrière les récits de reconversion et les vidéos Instagram aux accents de liberté retrouvée, beaucoup évoquent surtout une fatigue profonde face aux discriminations, aux contrôles répétés, aux débats identitaires permanents et à ce sentiment d’être éternellement considérés comme “issus de”, même après plusieurs générations. Alors certains partent chercher ailleurs ce que la République promettait déjà ici : la dignité tranquille.
Le plus ironique reste ce paradoxe français où des citoyens nés, scolarisés et imposés dans le pays ressentent encore le besoin de “retourner” dans une terre qu’ils connaissent parfois moins que la Seine-Saint-Denis ou Marseille.
Mais derrière ce départ se cache aussi une autre réalité : l’Afrique attire désormais une partie de sa diaspora non plus seulement par nostalgie familiale, mais aussi par opportunités économiques, fierté culturelle et désir de transmission identitaire aux enfants.
Finalement, ces “repats” racontent autant l’évolution de l’Afrique que les fractures silencieuses de la société française contemporaine.
Wilfrid K./La rédaction






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