À Washington, le programme américain d’accueil des réfugiés prend une tournure qui surprend. L’administration Trump prévoit de fixer à 17 500 le nombre de réfugiés admis au cours des douze prochains mois, avec une priorité annoncée aux Afrikaners blancs d’Afrique du Sud. Une orientation communiquée au Congrès et qui tranche avec l’ambition universelle associée au droit d’asile.
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Donald Trump affirme que les Afrikaners subissent des persécutions raciales en Afrique du Sud. Pretoria rejette cette lecture et conteste l’existence d’une persécution visant spécifiquement cette communauté. Le débat est loin d’être clos. Mais dans les couloirs de Washington, la politique migratoire semble fonctionner avec une curieuse règle de sélection : certaines détresses paraissent avoir trouvé une voie express.
Le contraste avec les années précédentes est saisissant. Selon les données citées par Reuters, près de 3 000 réfugiés avaient été admis durant l’exercice 2026 à la fin août, et tous sauf trois venaient d’Afrique du Sud. En 2024, plus de 100 000 réfugiés provenant de dizaines de pays avaient été accueillis.
La question dépasse les chiffres : lorsqu’un programme mondial de protection se concentre sur une communauté précise, la promesse d’un refuge universel change forcément de visage et de portée internationale pour tous.
Wilfrid K./La rédaction






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