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ÉTATS-UNIS : LA JUSTICE FREINE LE VISA-BARRAGE DE TRUMP

DONALD TRUMP

Donald Trump voulait visiblement transformer le visa en privilège à géométrie variable : selon le pays de naissance, la porte américaine pouvait s’ouvrir… ou rester soigneusement verrouillée. Mais vendredi 21 août, une juge fédérale de New York a décidé de rappeler que même à Washington, les décrets présidentiels ne sont pas dispensés de passer l’examen de droit.

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La mesure, mise en œuvre en janvier par le département d’État sous l’autorité de Marco Rubio, suspendait le traitement des visas d’immigration pour des ressortissants de 75 pays. L’administration invoquait notamment le risque que certains demandeurs deviennent une « charge publique » pour les États-Unis. Une justification qui n’a manifestement pas convaincu la justice.

La juge Jeannette Vargas a qualifié la politique de « manifestement illégale », estimant que le secrétaire d’État avait dépassé ses compétences. Surtout, elle a rappelé un principe assez peu exotique : une demande de visa doit être examinée individuellement, et non rejetée simplement parce que le demandeur possède le mauvais passeport.

Le verdict ouvre la voie à la révision de nombreuses décisions prises sur la base de cette politique. Des familles séparées et des demandeurs concernés pourraient donc retrouver une lueur d’espoir.

Pour l’administration Trump, c’est un nouveau rappel judiciaire : gouverner par coups de menton peut impressionner les caméras, mais devant un juge, il faut aussi présenter les textes. Et eux, curieusement, ne votent pas toujours comme prévu.

Wilfrid K./La rédaction

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