La Cour pénale internationale (CPI) rejette les sanctions annoncées vendredi 9 octobre par les États-Unis et appelle ses États membres à lui garantir les moyens de poursuivre ses activités. Dans une déclaration ferme, l’institution estime que ces mesures cherchent à entraver la justice et portent atteinte aux fondements de l’ordre juridique international.
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Basée à La Haye, la Cour est chargée de poursuivre des personnes soupçonnées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de génocide et de crime d’agression, lorsque les juridictions nationales ne peuvent ou ne veulent pas agir. Elle affirme vouloir continuer à exercer son mandat en toute indépendance, malgré les pressions.
La CPI dépend de la coopération des États parties, notamment pour ses enquêtes, l’exécution des mandats et la continuité de ses opérations. Elle leur demande de se mobiliser afin d’assurer sa capacité à fonctionner.
La Cour présente cette confrontation comme un enjeu dépassant sa propre institution : selon elle, c’est aussi la place du droit dans les relations internationales et la possibilité pour les victimes d’obtenir justice qui sont en jeu. Les sanctions relancent le débat sur les limites de la pression politique exercée contre les institutions judiciaires internationales et sur l’indépendance de la justice pénale mondiale.
Amina T./La rédaction
