Le baril de pétrole a bondi autour de 80 dollars à l’ouverture des marchés, une flambée directement liée à l’aggravation des tensions au Moyen-Orient après les frappes américaines et israéliennes contre Iran. L’indice de référence Brent a ainsi augmenté de près de 10 %, dopé par la crainte d’un blocage complet du détroit d’Hormuz, artère par laquelle transite un cinquième du pétrole mondial.
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Dans un contexte où la navigation dans ce passage stratégique devient chaque jour plus périlleuse, les compagnies maritimes retardent leurs traversées et certaines ont suspendu leurs expéditions, aggravant encore la prime de risque géopolitique intégrée aux cours.
Analystes et marchés financiers s’accordent sur une chose : si la crise se prolonge ou si le détroit reste fermé, le prix du baril pourrait atteindre ou dépasser les 100 dollars, avec des répercussions inflationnistes sévères pour les économies dépendantes du brut.
Face à cette envolée, consommateurs et gouvernements retiennent leur souffle, conscients que le prix de l’énergie peut rapidement devenir celui de l’actualité — et du portefeuille des ménages.
