Au Cameroun, le calendrier électoral ressemble de plus en plus à une suggestion qu’à une échéance. À l’occasion de la 60e Journée de la jeunesse, Paul Biya a annoncé un « léger réajustement » des législatives et municipales. Traduction : encore un report. Initialement prévues en 2025, puis glissées à 2026, les élections entrent désormais dans la zone floue du “à venir”.
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À 93 ans et plus de quatre décennies au pouvoir, le chef de l’État évoque des « contraintes impérieuses » sans autre précision, tout en promettant le respect scrupuleux de la Constitution. Entre deux annonces, il dissout le gouvernement et promet d’en former un nouveau, comme on change la décoration sans toucher aux fondations.
Aux jeunes, il reconnaît le chômage… mais recommande surtout d’éviter réseaux sociaux et mauvaises fréquentations. Le message est clair : patienter, rester sages, et faire confiance au temps. Au Cameroun, visiblement, même les urnes prennent leur retraite anticipée.
Wilfrid K./La rédaction
