Andry Rajoelina n’est plus Malgache. Enfin, administrativement. Le décret tombé comme un couperet rappelle que dans certaines républiques, les présidents changent de nationalité comme d’avion présidentiel. Après tout, il avait déjà choisi la France en 2014, une “migration politique” avant l’heure.
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Mais le cas Rajoelina n’est qu’un épisode de plus dans la grande saga des dirigeants à passeports multiples. Blaise Compaoré, Mikheïl Saakachvili, et quelques autres pourraient former un “club des ex-nationaux anonymes”. Leur devise ? Un peuple perdu, un passeport gagné.
Derrière les décrets et les drapeaux, on retrouve la même comédie : celle des hommes d’État devenus globe-trotteurs d’identité. Aujourd’hui Malgache, demain Français, et pourquoi pas Luxembourgeois après-demain ?
À ce rythme, l’Union africaine devrait peut-être ouvrir un service consulaire spécial : “Rapatriement de nationalité pour anciens présidents égarés”. Parce qu’entre trônes éphémères et nationalités interchangeables, une chose reste sûre , les passeports, eux, ne connaissent jamais la crise.
Wilfrid K./La rédaction








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