À Bichkek, au Kirghizistan, la diplomatie a offert une scène plutôt savoureuse : Narendra Modi, pourtant considéré comme un partenaire important de Moscou, a publiquement demandé à Vladimir Poutine de passer « d’une guerre sans fin à la fin de la guerre ». Une formule polie, mais suffisamment directe pour faire tousser le Kremlin.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Le plus croustillant n’est peut-être pas la déclaration de Modi, mais la réaction de Poutine. Selon la presse internationale citée par Courrier international, le président russe paraissait « manifestement mal à l’aise », regardant le sol et tapant du pied. Voilà donc le maître du Kremlin confronté à une situation inhabituelle : recevoir une leçon de patience diplomatique de l’un de ses propres partenaires.
Modi n’a pourtant pas sorti cette cartouche de son chapeau. Dès 2022, il avait déjà rappelé à Poutine que le monde ne vivait pas une époque propice à la guerre et plaidé pour la démocratie, la diplomatie et le dialogue. Cette fois, le message a été délivré publiquement, avec une courtoisie qui n’enlève rien à sa fermeté.
Pour Moscou, l’embarras est d’autant plus sérieux que l’Inde reste un acheteur majeur du pétrole russe. Quand un partenaire économiquement important commence à dire que la guerre devrait prendre fin, le problème dépasse largement les politesses de sommet.
Poutine a répondu qu’il fallait précisément aller dans cette direction. Reste maintenant à voir si cette belle formule diplomatique trouvera un chemin jusqu’au champ de bataille. Pour l’instant, Modi a parlé ; Poutine a acquiescé. Et la guerre, elle, continue.
Wilfrid K./La rédaction





Discussion about this post