Dans le grand théâtre diplomatique mondial, certains dirigeants jouent les pompiers pendant que d’autres alimentent l’incendie. À Brasilia, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva et son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa ont choisi le rôle le plus noble — et parfois le moins écouté : appeler à la désescalade au Moyen-Orient.
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Les deux chefs d’État, réunis lors d’une visite officielle, ont exprimé leur inquiétude face à l’escalade militaire qui secoue la région et menace l’équilibre mondial. Entre frappes, ripostes et communiqués musclés, la guerre ressemble de plus en plus à une conversation où chacun parle plus fort que l’autre. Pendant ce temps, les diplomates tentent de rappeler qu’un dialogue reste possible.
Pour Pretoria comme pour Brasilia, la crise ne menace pas seulement la paix : elle perturbe aussi les chaînes d’approvisionnement et les marchés de l’énergie, dont dépendent de nombreuses économies du Sud.
Ainsi va la diplomatie mondiale : pendant que certains lancent des missiles, d’autres lancent des appels au calme. Et dans ce duel étrange, les mots espèrent encore rattraper les explosions.
Wilfrid K./La rédaction
