À Pékin, les poignées de main se multiplient, les sourires sont soigneusement calibrés et les ambitions africaines prennent l’avion. Duma Boko, président du Botswana, et Faure Gnassingbé, président du Conseil du Togo, se retrouvent en Chine pour renforcer leurs relations avec la deuxième puissance économique mondiale. Deux visites, un même objectif : attirer les investissements et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.
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Pour Duma Boko, en visite d’État du 12 au 17 octobre 2026, cette première venue en Chine depuis son arrivée au pouvoir constitue une occasion de consolider les relations bilatérales. Faure Gnassingbé, lui, effectue un séjour officiel du 9 au 16 octobre, avec l’ambition de dynamiser les échanges économiques et de mobiliser les entreprises chinoises. Agriculture, infrastructures, technologies, énergie et industrialisation figurent parmi les secteurs convoités.
Mais derrière les déclarations d’amitié et les formules consacrées au partenariat gagnant-gagnant, une question demeure : qui gagnera réellement, et à quel prix ? Car les cérémonies diplomatiques ne construisent ni routes à elles seules, ni usines par magie. Les communiqués peuvent promettre des lendemains radieux ; les populations, elles, attendent des emplois, des revenus et des services publics qui fonctionnent.
La Chine sait défendre ses intérêts avec méthode. Aux dirigeants africains de démontrer qu’ils ne viennent pas simplement collectionner les accords, les photographies officielles et les banquets protocolaires. Un partenariat équilibré exige des contrats transparents, des transferts de compétences, une transformation locale des matières premières et des résultats vérifiables.
À Pékin, les portes s’ouvrent. Reste à savoir si, au retour, les bénéfices franchiront aussi les frontières des palais pour atteindre les citoyens.
Syste F./La rédaction






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