Le tambour parleur traditionnel « Djidji Ayôkwé », emblème culturel confisqué à la Côte d’Ivoire en 1916, s’apprête à rentrer au pays après plus d’un siècle d’exil en France. Ce chef‑d’œuvre sculpté en bois d’iroko, mesurant plus de trois mètres et pesant plus de 400 kilos, fut arraché à sa communauté atchan durant la colonisation pour être exposé dans les collections du Musée du quai Branly à Paris.
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Le retour de ce symbole de mémoire et de résistance n’est pas le fruit du hasard. Il résulte d’un long processus de coopération entre Abidjan et Paris, ponctué par l’adoption à l’unanimité d’une loi française autorisant la restitution de ce bien culturel majeur. Pour la Côte d’Ivoire, ce tambour n’est pas seulement un objet ancien : il incarne l’identité, l’histoire et la résilience d’un peuple.
Alors que l’instrument achemine vers Abidjan, la communauté culturelle ivoirienne y voit une victoire symbolique et un pas vers la réparation des injustices historiques, tout en relançant le débat international sur la restitution des patrimoines africains.
Wilfrid K./La rédaction







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