En Côte d’Ivoire, une affaire de diffamation vient de prendre l’ascenseur judiciaire. Justin Koné Katinan, cadre du PPA-CI, a été placé sous mandat de dépôt après une procédure déclenchée par une plainte du RHDP. Ce qui devait commencer par des accusations liées à des propos sur l’orpaillage clandestin s’est transformé en dossier autrement plus lourd.
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Le parquet lui reproche notamment des faits liés au terrorisme, à l’atteinte à l’autorité de l’État, au complot et à la participation à un mouvement insurrectionnel. Bref, en quelques auditions, la simple parole politique semble avoir découvert les joies d’un catalogue pénal XXL. La justice devra désormais établir les responsabilités, loin des slogans et des procès d’intention.
Depuis son exil, Guillaume Soro a choisi de monter au créneau. Il dénonce une « justice aux ordres », réclame la libération de Katinan et affiche sa solidarité avec le PPA-CI. Une prise de position qui ajoute une couche politique à une affaire déjà suffisamment chargée.
Le spectacle est donc lancé : une accusation, une plainte, une audition, puis une avalanche de chefs d’inculpation. En Côte d’Ivoire, le débat politique semble parfois avoir trouvé une étonnante reconversion : passer du micro au tribunal.
Reste maintenant le plus important : que la justice parle par ses décisions, sur les faits établis, et non par le vacarme des camps politiques.
Amina T./§La rédaction






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