À Brazzaville, les dirigeants de la Cemac se retrouvent en sommet extraordinaire, valises pleines d’inquiétudes et tableaux Excel sous le bras. Le FMI, dans un courrier peu tendre, a rappelé que les réserves de change fondent plus vite qu’un glaçon sous le soleil équatorial, à peine quatre mois de couverture pour une région habituée aux discours rassurants.
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La cause est connue, mais rarement assumée : recettes en chute libre avec la baisse des matières premières, budgets publics en surchauffe et une « indiscipline budgétaire » que certains États pratiquent avec une étonnante constance. Gabon, Tchad ou Guinée équatoriale dépassent allègrement les normes communautaires, pendant que les échéances de dettes frappent à la porte comme des créanciers impatients.
Sur les réseaux, la rumeur d’une dévaluation du franc CFA a couru, vite démentie. Officiellement, on parle plutôt de rapatriement d’avoirs, de rigueur budgétaire et de banques à sécuriser. Traduction diplomatique : serrer la ceinture sans trop grimacer. Pendant ce temps, le Gabon promet croissance et bonne gouvernance, avec l’appui du FMI, dans une région où la patience sociale, elle, commence sérieusement à manquer.
Wilfrid K./La rédaction
