À Dakar comme à Saint-Louis, la colère étudiante a quitté les amphithéâtres pour investir les rues des campus. À l’Université Cheikh-Anta-Diop, la fermeture brutale des restaurants universitaires a agi comme une étincelle. Résultat : des heurts, des slogans, et une jeunesse qui rappelle qu’on ne débat pas le ventre vide.
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L’administration évoque des actes de sabotage pour justifier la suspension des repas. Les étudiants, eux, parlent de survie. Bourses impayées, repas devenus inaccessibles, tickets inutiles : le quotidien universitaire ressemble de plus en plus à un parcours d’endurance. Revendiquer la gratuité des repas devient alors moins un luxe qu’une nécessité élémentaire.
Même scénario à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Un mot d’ordre de quarante-huit heures “sans ticket” a suffi pour tendre la situation. Là encore, la réponse a été immédiate : fermeture des restaurants. Une décision dénoncée comme illégale, injuste et profondément inhumaine par plusieurs voix sur le campus.
Derrière les grilles fermées, une réalité s’impose : la précarité étudiante n’est plus un bruit de fond, mais une alarme. Tant que les bourses tardent et que les assiettes restent vides, la contestation continuera de gronder. Au Sénégal, l’université apprend beaucoup de choses, sauf comment étudier quand on a faim.
Wilfrid K./La rédaction







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