Dans les régions anglophones du Cameroun, le 1er octobre ne ressemble pas à une journée ordinaire. À Bamenda, dans le Nord-Ouest, l’appel à la « ville morte » transforme rues, commerces et transports en décor de silence, tandis que les forces de sécurité sont déployées pour prévenir les troubles.
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Le scénario est familier : d’un côté, les groupes séparatistes imposent leurs consignes et leurs journées de confinement ; de l’autre, l’État répond par une présence sécuritaire renforcée. Entre les deux, les habitants héritent d’une liberté de mouvement réduite et d’une économie qui tousse. Des sources spécialisées documentent les « ghost towns », les barrages, extorsions et attaques qui perturbent la vie quotidienne.
À l’approche du 1er octobre, date symbolique pour les revendications séparatistes, la tension monte d’un cran. Les autorités renforcent la sécurité, pendant que les groupes armés cherchent à maintenir leur pression. En septembre, Yaoundé annonçait des moyens supplémentaires dans les régions en crise, après plusieurs incidents visant des représentants de l’État.
Dix ans après le début de la crise, le paradoxe reste cruel : pour faire respecter la paix, il faut déployer la sécurité ; mais sans solution politique durable, la sécurité seule ne suffit pas à faire revenir la normalité. Et pendant que les stratégies s’affrontent, ce sont les habitants qui paient à nouveau la facture.
Syste F./La rédaction






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