Au Cameroun, la barbe d’un journaliste est devenue le miroir d’un pays enlisé dans l’attente politique. Souley Onohiolo, journaliste au quotidien Le Messager, refuse de se raser depuis le 6 novembre 2025. Son défi est aussi simple que provocateur : ne plus toucher à sa barbe tant qu’un nouveau gouvernement ne sera pas formé, alors que l’équipe actuellement en place dirige le pays depuis 2019.
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Dans un système où les remaniements ministériels semblent avancer au rythme d’une administration sous somnifères, cette barbe prend désormais des allures de symbole national. Sur les réseaux sociaux, certains internautes ironisent déjà sur “la barbe la plus patiente du Cameroun”, pendant que d’autres y voient une manière originale de dénoncer l’immobilisme politique.
Mais derrière la satire, le constat est sévère. Entre silence des autorités, lassitude populaire et absence de renouvellement politique visible, cette protestation capillaire expose le malaise d’une société qui observe le temps passer sans véritable changement. Au Cameroun, même les rasoirs semblent avoir perdu espoir.
Wilfrid K./La rédaction





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