À Yaoundé, la grand-messe du commerce mondial s’ouvre avec des discours bien rodés et des espoirs soigneusement emballés. Pourtant, derrière les formules diplomatiques, le constat est brutal. Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce, n’a pas mâché ses mots : le système commercial multilatéral porte les marques d’un « échec collectif ».
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Les 166 membres de l’institution se retrouvent dans un contexte tendu, entre conflits géopolitiques, montée du protectionnisme et négociations au point mort. À force de promesses répétées et de compromis reportés, l’OMC ressemble de plus en plus à une machine qui tourne… sans vraiment avancer. Pendant ce temps, les économies fragiles, notamment en Afrique, continuent de subir les contrecoups d’un système qu’elles peinent à influencer.
La réunion de Yaoundé se veut celle du renouveau, celle qui « ouvre un nouveau chapitre ». Mais à chaque sommet, la même question revient : combien de chapitres faudra-t-il encore avant que l’histoire change réellement ? Entre ambitions affichées et blocages persistants, l’écart se creuse.
Au final, l’aveu est là, presque rare dans ce genre d’enceinte : si le système dysfonctionne, c’est que tout le monde, à sa manière, y a contribué. Et désormais, plus personne ne peut faire semblant de ne pas le voir.
Wilfrid K./Lé rédaction







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