Au Cameroun, certaines idées politiques ressemblent à ces vieux serpents de mer qui refont surface à chaque saison électorale. La création d’un poste de vice-président en fait partie. Depuis des années, le débat revient régulièrement dans les cercles politiques, comme un refrain que personne ne veut vraiment chanter… mais que tout le monde connaît par cœur.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Dans un pays où le pouvoir s’est construit autour d’une présidence forte, l’idée d’un numéro deux officiel pose un dilemme stratégique pour le président Paul Biya, au pouvoir depuis 1982. Créer un vice-président, ce serait peut-être clarifier la succession. Mais ce serait aussi, pour certains, installer un rival potentiel au sommet de l’État.
Car au Cameroun, la question de l’après-Biya flotte dans l’air politique comme une rumeur persistante. Entre prudence institutionnelle et calculs de clans, le débat avance… puis recule aussitôt.
Résultat : le poste de vice-président reste une idée fascinante, discutée dans les salons politiques, redoutée dans les couloirs du pouvoir, et soigneusement rangée dans le tiroir des réformes… en attendant un moment plus opportun.
En politique camerounaise, même les fantômes institutionnels savent attendre leur heure.
Wilfrid K./La rédaction
