Au Cameroun, le pouvoir semble avoir pris de l’avance sur le calendrier. Alors que Paul Biya demeure officiellement aux commandes de l’État, les spéculations autour de sa succession alimentent déjà les conversations dans les cercles politiques et les salons feutrés du pouvoir. Au cœur des rumeurs persistantes, une rivalité supposée entre Chantal Biya, Première dame influente, et Franck Biya, fils du président, cristallise les interrogations sur l’avenir du régime.
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Dans un système où le pouvoir s’est longtemps confondu avec la stabilité de l’État, la question de l’après-Biya apparaît désormais comme l’un des sujets les plus sensibles du pays. Les ambitions réelles ou supposées des différents acteurs nourrissent un climat où les fidélités se recomposent discrètement et où chaque mouvement est scruté avec attention.
L’ironie de la situation réside dans le fait que le débat porte moins sur les programmes ou les réformes que sur l’identité de celui ou celle qui pourrait hériter d’un pouvoir devenu, aux yeux de nombreux observateurs, un enjeu familial autant qu’institutionnel.
Pendant ce temps, les Camerounais attendent toujours que la bataille des héritiers laisse un peu de place aux préoccupations du quotidien.
Aminata T./La rédaction






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