Au Burkina Faso, les partis politiques viennent officiellement de rejoindre les archives nationales. Lundi, le Parlement de la transition a voté à l’unanimité un texte qui dissout ce qu’il restait du paysage partisan. Charte des partis, financement des campagnes, statut de l’opposition : rideau. Pour le gouvernement, il s’agit d’une « refondation ». Comprendre : on efface tout et on recommence. Plus tard. Peut-être.
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Les formations politiques étaient déjà suspendues depuis 2022. Cette fois, elles disparaissent pour de bon, accusées d’avoir divisé la nation. Le ministre de l’Administration territoriale promet de « remettre à plat » le système. Certains observateurs parlent plutôt d’un grand coup de balai.
Dans un pays où la transition militaire redessine les règles du jeu, les voix critiques se font rares. Entre lutte contre le terrorisme et silence politique, la pluralité semble avoir pris un congé sans solde. Au Burkina, la démocratie ne meurt pas : elle est priée d’attendre son tour.
Wilfrid K./La rédaction
