Le Brésil vient de servir une sacrée gifle électorale au camp de Lula. Au premier tour du 4 octobre, Flávio Bolsonaro a obtenu 47,03 % des suffrages valides, contre 45,16 % pour le président sortant. Deux chiffres, quelques millions de bulletins et voilà la gauche condamnée à regarder le calendrier jusqu’au 25 octobre, date du second tour.
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La surprise est d’autant plus salée que les enquêtes n’avaient pas prévu ce scénario. Le fils de Jair Bolsonaro arrive en tête, pendant que le Parti libéral, vitrine parlementaire du bolsonarisme, réalise une impressionnante moisson. À la Chambre, le PL décroche 121 sièges, devenant la première force de la prochaine législature. Au Sénat, le camp de droite et ses alliés devraient également disposer d’un poids considérable.
Autrement dit, même si Lula réussissait à renverser la table présidentielle au second tour, il pourrait découvrir un Congrès peu disposé à lui dérouler le tapis rouge. La politique brésilienne adore décidément les doubles peines : perdre l’élection ne suffit plus, il faut aussi perdre des alliés au Parlement.
Pour Flávio Bolsonaro, la performance confirme surtout la puissance électorale du nom Bolsonaro. Son père, Jair, reste politiquement incontournable malgré sa condamnation à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État. La famille conserve donc une implantation institutionnelle.
Le 25 octobre, Lula jouera sa survie politique. Flávio, lui, tentera de transformer l’effet de surprise en victoire. Au Brésil, le feuilleton familial est loin d’avoir rendu son dernier épisode.
Syste F./LA rédaction





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