À Cotonou, les lieux de culte deviennent des terrains de vigilance financière. Quarante leaders religieux participent, les 15 et 16 septembre, à un séminaire organisé par le Giaba et la Centif Bénin pour mieux comprendre les risques liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme.
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Le message est clair : les offrandes peuvent nourrir la foi, mais les circuits financiers, eux, doivent rester propres. Dons, quêtes, aides de bienfaiteurs ou financements extérieurs représentent des ressources qui exigent transparence, traçabilité et discernement. Pas question, cependant, de transformer chaque enveloppe en pièce à conviction : l’objectif affiché est de protéger les organisations religieuses contre les tentatives d’instrumentalisation.
Les responsables religieux sont également invités à devenir des relais de prévention. Dans les prêches et les actions de proximité, ils doivent sensibiliser les communautés, notamment les jeunes, contre la radicalisation, les discours de haine et l’extrémisme violent.
Le Bénin rappelle parallèlement avoir renforcé son arsenal juridique avec la loi de 2024 consacrée au blanchiment, au financement du terrorisme et à la prolifération. Le séminaire, deuxième du genre après celui de 2022, prépare aussi les évaluations mutuelles prévues en 2028.
Bref, même les comptes du ciel passent désormais au scanner de la transparence.
Amina T./La rédaction
