À Ouidah, le passé ne sera pas rangé dans une vieille armoire de l’Histoire. Les 22 et 23 août 2026, la ville accueille la Journée internationale du Souvenir de la Traite Négrière et de son Abolition (JISTNA), autour d’un thème évocateur : « De la Porte du Non-Retour à la Porte du Retour ».
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Pendant deux jours, conférences, panels, causeries-débats, cérémonies officielles et marche mémorielle doivent replacer la traite négrière au centre de la réflexion. La manifestation entend surtout faire dialoguer mémoire, transmission historique, retour et restitution, dans une ville dont le nom reste intimement lié à l’histoire de la déportation des Africains.
Le samedi, la marche « Nos pas dans ceux de nos aïeux » conduira les participants sur la Route des personnes mises en esclavage jusqu’à la Porte du Non-Retour. Un symbole lourd de sens : avancer physiquement sur les traces d’un passé que l’on ne peut ni effacer ni maquiller.
Le lendemain, les échanges porteront notamment sur la déportation transatlantique, les initiatives de retour, les pillages coloniaux et les projets de restitution. Une remise de documents de citoyenneté à des Afrodescendants reconnus béninois est également prévue.
À Ouidah, la mémoire ne se contente donc plus de regarder derrière elle. Elle cherche à transformer une tragédie historique en dialogue, en reconnaissance et, peut-être, en réparation. Le message est clair : connaître hier reste indispensable pour construire demain.
Wilfrid K./La rédaction





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