À l’issue d’une mission consultative menée du 15 au 19 juin 2026 à Cotonou, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a salué les progrès réalisés par le Bénin dans la mise en œuvre de son plan national de gestion des urgences nucléaires et radiologiques. Conduite en collaboration avec l’Autorité nationale de sûreté radiologique et de radioprotection (ANSR), cette mission visait à évaluer la capacité du pays à faire face à d’éventuelles situations d’urgence impliquant des matières radioactives.
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Si les experts de l’AIEA ont reconnu les avancées enregistrées, ils ont également relevé plusieurs insuffisances, notamment en matière de coordination entre les différentes institutions concernées. Ils ont recommandé une meilleure clarification des rôles et un renforcement de la collaboration interinstitutionnelle afin d’améliorer l’efficacité du dispositif national.
Pour sa part, le Secrétaire permanent de l’ANSR, Kuassi Marcellin Amoussou, a estimé que le système national de préparation est globalement « acceptable », tout en reconnaissant qu’il demeure incomplet, avec un niveau de mise en œuvre évalué entre 60 et 70 %. Il a notamment souligné la nécessité d’actualiser le plan national pour tenir compte des récentes évolutions institutionnelles.
La mission a également préconisé le renforcement des capacités techniques, de la surveillance radiologique, de la prise en charge médicale ainsi que des mécanismes de communication en situation de crise. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur collaboration afin de mieux préparer le Bénin aux risques nucléaires et radiologiques.
A.K.S. / La Rédaction
