Le navire Les Démocrates prend l’eau de toutes parts. Après le naufrage de leur duo recalé par la CENA puis confirmé par la Cour constitutionnelle, voilà que plusieurs députés, menés par Michel Sodjinou, préfèrent quitter le pont avant la tempête. Officiellement, il s’agit de « désaccords de convenance politique ». En réalité, la cale est pleine de rancunes, d’égos froissés et de contradictions mal digérées.
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Le candidat malheureux Renaud Agbodjo, lui, a déjà jeté l’éponge, reconnaissant la cacophonie interne d’un parti qui ne sait plus distinguer la boussole du compas. Pendant ce temps, Thomas Boni Yayi, capitaine autoproclamé de l’opposition en détresse, s’acharne à pointer du doigt Patrice Talon, responsable, selon lui, de toutes leurs misères. Une posture bien commode : quand le navire coule, mieux vaut accuser la mer.
À l’Assemblée nationale, la débâcle continue : démissions en série, discours enflammés, et silence gêné des militants. Le parti qui promettait la refondation démocratique s’enfonce dans une guerre de tranchées où les balles sont surtout verbales.
Ironie du sort : Les Démocrates, qui rêvaient de défendre la transparence et la rigueur institutionnelle, sont aujourd’hui l’illustration parfaite du désordre politique. Entre coups bas, calculs personnels et accusations faciles, le grand parti d’opposition ressemble davantage à un théâtre de boulevard qu’à une alternative sérieuse.
Et pendant que Yayi Boni crie au complot, le public, lui, se demande : mais qui a réellement sabordé le bateau ?
Wilfrid K./La rédaction
