Il paraît que certains stratèges de salon ont cru que renverser un État se faisait comme réserver une chambre d’hôtel. un petit appel à la frontière, deux blindés en promenade, et voilà le Bénin prêt à vaciller. Sauf que non. Pendant que le général Tiani ouvrait grand les portes comme s’il accueillait une brocante militaire, les mutins made in Bénin se prenaient les pieds dans le tapis dès la première minute de leur opération. Pas étonnant que Lomé serve encore de refuge touristique pour apprentis putschistes en plein décrochage mental.
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Dans ce théâtre d’ombres, l’opposition locale croit jouer la deuxième partie du plan en criant au « complot étranger » et à « l’occupation ». Une stratégie vieille comme le monde, créer un boucan patriotique pour tenter de transformer les bourreaux ratés en héros imaginaires. Pendant ce temps, certains influenceurs improvisés se bousculent pour offrir leurs vidéos à la cause du chaos, comme si l’Internet béninois était devenu le siège social du ridicule militant.
La multiplication de micro-agitations, des faux courageux de salon aux éclats sporadiques dans certaines communes, montre clairement que ce pays est devenu la cible d’une opération écrite ailleurs, pensée ailleurs, et rêvée ailleurs. Le Bénin n’a pas subi une simple tentative de coup d’État. Il fait face à une agression planifiée, servie par des figurants excités et des commanditaires qui connaissent très mal le mental béninois.
Reste une vérité impossible à contourner : ceux qui espèrent voir le Bénin s’effondrer n’ont pas compris que ce pays a déjà survécu à plus dangereux qu’une poignée de putschistes mal organisés. Et si certains appellent à décréter l’état de siège, c’est bien parce que la menace n’est pas un fantasme mais une démonstration : l’AES veut la mer, mais le Bénin n’est pas à vendre.
Wilfrid K./La rédaction
