Au Bénin, certains automobilistes semblent avoir confondu liberté de circuler et permis de faire leur propre loi. Vitres opaques, visibilité réduite et mépris des rappels officiels : pour ces conducteurs, la réglementation ressemble parfois à une simple suggestion que l’on peut ignorer derrière un film sombre. Mais la récréation pourrait bientôt prendre fin.
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Le 22 octobre 2026, la Police républicaine a annoncé un renforcement des contrôles routiers contre les véhicules équipés de vitres opaques non conformes. Après plusieurs mois de sensibilisation, les autorités passent à une réponse plus ferme : les véhicules en infraction seront retirés de la circulation, avec obligation pour leurs propriétaires de les remettre dans leur état initial.
Ironie de la situation : certains semblent croire qu’assombrir leurs vitres leur permet également d’obscurcir la loi. À les observer, la conformité serait réservée aux automobilistes ordinaires, tandis que les plus audacieux pourraient rouler à l’abri des regards, comme si leur volant leur conférait une immunité spéciale.
Pourtant, le décret n° 2017-546 encadre déjà la circulation des véhicules à vitres teintées ou opaques. Les règles ne viennent donc pas de naître au gré d’une humeur policière. Elles existent, et chacun est censé les respecter.
Le rappel concerne aussi les couloirs de circulation, trop souvent traités par certains comme des lignes décoratives. Sur la route, l’indiscipline d’un seul peut mettre plusieurs vies en danger.
Désormais, le message est clair : la route n’est ni un royaume privé ni une zone de non-droit. Ceux qui persistent à jouer avec la réglementation risquent de découvrir qu’une vitre opaque ne protège ni leur véhicule des contrôles ni leur portefeuille des conséquences.
Wilfrid K./La rédaction
