Les violences basées sur le genre ne s’arrêtent pas aux frontières. Lorsqu’elles se mêlent à la traite des personnes, au trafic de migrants ou à d’autres formes de criminalité transnationale, les auteurs peuvent rapidement changer de territoire pour échapper aux poursuites. Face à cette réalité, le Bénin entend renforcer la coopération judiciaire avec les autres États.
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L’enjeu est clair : empêcher qu’une frontière devienne un refuge pour les auteurs de violences. Les mécanismes d’entraide judiciaire doivent permettre aux enquêteurs, magistrats et autres acteurs de la chaîne pénale d’échanger des informations, de faciliter les procédures et, lorsque les conditions légales sont réunies, de poursuivre les suspects au-delà du territoire national.
Au Bénin, cette approche fait désormais l’objet d’un renforcement des capacités des professionnels de la justice. L’objectif est double : mieux protéger les victimes et réduire les espaces d’impunité.
Car une justice qui s’arrête à la frontière risque de laisser la criminalité, elle, poursuivre tranquillement son chemin.
Wilfrid K./La rédaction
