À Cotonou, la diplomatie municipale cherche désormais à parler le langage des investissements. Reçu le 11 septembre par le maire Luc Gnacadja, l’ambassadeur des Émirats arabes unis près le Bénin, Hazza Mohammed Falah Kharsan Al-Qahtani, a ouvert des pistes de coopération entre la capitale économique béninoise et des villes émiraties.
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Au menu : tourisme, immobilier, investissements et même un possible jumelage avec une ville des Émirats. La municipalité souhaite notamment faciliter l’arrivée d’opérateurs économiques émiratis, attirés par les atouts de Cotonou.
Sur le papier, la recette est séduisante : une ville qui cherche des capitaux, des investisseurs qui cherchent des opportunités et une diplomatie qui veut rapprocher les deux mondes. Reste maintenant à passer du discours aux projets, car les belles audiences ne construisent ni hôtels, ni logements, ni infrastructures.
Le futur jumelage pourrait aussi permettre des échanges d’expériences et des initiatives communes. Une perspective intéressante pour une municipalité qui veut structurer davantage ses partenariats internationaux.
Mais entre les poignées de main officielles et les annonces prometteuses, le plus difficile reste à venir : transformer la confiance diplomatique en investissements concrets. Cotonou vient d’ouvrir une porte vers les Émirats. Il faudra éviter qu’elle reste simplement décorative et faire entrer les projets.
Wilfrid K./La rédaction
