À Fita, dans la commune de Dassa-Zounmè, le gouvernement béninois a planté un nouveau jalon dans sa stratégie agricole. Le lancement du Projet de Développement des Chaînes de Valeur des Racines et Tubercules (PDCV-RT) marque une offensive assumée : transformer le manioc, l’igname et la patate douce en moteurs industriels.
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Doté de 63 millions d’euros, financés notamment par la Banque Islamique de Développement, le programme vise à moderniser la production, structurer la transformation et améliorer les infrastructures rurales dans plusieurs départements du pays. L’ambition est claire : passer du champ à l’usine, et de la racine brute au produit à forte valeur ajoutée.
Amidon pour le textile, farines panifiables, chips, aliments pour bétail : derrière ces filières se dessine une stratégie de substitution aux importations et de création d’emplois décents, surtout pour les jeunes et les femmes.
Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de produire, mais d’industrialiser l’agriculture. Le pari est audacieux : faire des tubercules, longtemps cantonnés à la subsistance, les piliers d’une agro-industrie compétitive et durable au Bénin.
Wilfrid K./La rédaction
