En Afrique du Sud, la politique vient de recevoir un invité qui n’avait rien demandé. Patrice Motsepe, patron de la Confédération africaine de football, se retrouve propulsé au premier rang des hypothèses autour de la succession de Cyril Ramaphosa. L’intéressé, lui, assure ne nourrir aucune ambition politique. Voilà qui complique le scénario : le candidat existe surtout dans les sondages, pas dans les déclarations.
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Une enquête menée par SABI Strategy Group pour News24, auprès de 5 001 électeurs inscrits entre le 25 août et le 17 septembre 2026, place Motsepe en tête des personnalités testées pour une éventuelle succession à la direction de l’ANC. Il devance notamment Paul Mashatile et Fikile Mbalula. Le sondage mesure une opinion à un instant donné et ne constitue pas une prévision électorale.
Le milliardaire, propriétaire des Mamelodi Sundowns et figure influente du football continental, dispose d’une notoriété que beaucoup de responsables politiques pourraient lui envier. Mais la notoriété ne fabrique pas une carrière politique. Les analystes cités par RFI soulignent son inexpérience dans ce domaine et les rivalités internes qui pourraient compliquer une éventuelle entrée dans l’arène.
Le calendrier ajoute du piquant. Le mandat de Motsepe à la CAF court jusqu’en 2029, année de la prochaine présidentielle sud-africaine. Avant cela, l’ANC devra choisir son nouveau dirigeant lors de sa conférence de 2027. Pour l’instant, Motsepe reste donc un potentiel prétendant, pas un candidat déclaré. La politique sud-africaine garde encore quelques cartons dans sa manche.
Wilfrid K./La rédaction
