À Nairobi, les grands discours sur le climat ont une nouvelle fois rempli les salles du sommet Africa Forward pendant que l’Afrique continue d’attendre l’essentiel : des financements réels, des engagements concrets et un partage équitable des responsabilités mondiales. Devant chefs d’État et diplomates soigneusement alignés derrière leurs slogans verts, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé pour un nouvel ordre climatique plus favorable au continent africain.
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Le paradoxe reste brutal. L’Afrique pollue peu, mais paie lourdement les sécheresses, les inondations et les catastrophes climatiques pendant que les grandes puissances industrialisées continuent de distribuer promesses et déclarations d’intention comme des chèques sans provision. Derrière les applaudissements diplomatiques, beaucoup de pays africains voient surtout un système mondial où les victimes financent elles-mêmes les conséquences d’un désastre qu’elles n’ont presque pas créé.
Pendant ce temps, les sommets se succèdent avec leurs photos officielles impeccables, leurs tables rondes élégantes et leurs engagements soigneusement recyclés d’une conférence à l’autre. L’urgence climatique, elle, ne prend jamais de pause protocolaire.
Wilfrid K./La rédaction
