En Afrique de l’Ouest, le terrorisme n’a décidément pas fini de jouer les arbitres des relations diplomatiques. Cette fois, c’est entre le Nigeria et les pays de l’Alliance des États du Sahel que le ton monte. Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu avait établi un lien entre l’insécurité dans le nord de son pays et la présence de groupes terroristes venus des pays sahéliens voisins. Des propos qui ont aussitôt fait réagir Ouagadougou, Bamako et Niamey.
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Le Burkina Faso a convoqué le chargé d’affaires nigérian, tandis que les autorités de l’AES ont jugé les déclarations « inexactes » et estimé qu’elles minimisaient les efforts de leurs armées. Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, les quatre pays combattent pourtant « le même ennemi ».
Ironie de l’histoire : pendant que les groupes armés franchissent les frontières, les accusations, elles, semblent voyager encore plus vite. Entre voisins, la coopération sécuritaire attendra peut-être que la diplomatie dépose enfin les armes.
Wilfrid K./La rédaction
