À l’approche du sommet de Phnom Penh, la candidature de la Mauritanienne Coumba Bâ au secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie se présente sous un mot d’ordre séduisant : le consensus. Médecin, diplomate et ancienne ministre, elle promet une organisation utile, capable de maintenir le dialogue lorsque les États se déchirent.
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Sur le papier, le programme rassure. Coumba Bâ défend la reconquête de la place du français, une coopération renforcée avec les pays du Sahel et une gestion fondée sur des résultats mesurables. Elle revendique une diplomatie d’écoute et rappelle que les textes de l’OIF doivent s’appliquer à tous, sans deux poids, deux mesures.
Mais dans cette maison où l’on célèbre la diversité, les candidatures africaines se multiplient et le consensus doit franchir un parcours d’obstacles. La candidate appelle à éviter une Afrique divisée, tout en reconnaissant qu’un vote pourrait départager les prétendants. L’unité devra donc résister aux calculs diplomatiques.
Le paradoxe est : une organisation vouée au dialogue peine à s’accorder sur la personne chargée de le faire vivre. Chacun promet le renouveau, comme si les discours suffisaient à réconcilier les membres et à rendre l’institution incontournable.
Coumba Bâ entend convaincre par son expérience et son projet. Reste à savoir si les États choisiront une vision commune ou leur stratégie. À Phnom Penh, le consensus sera-t-il un choix plutôt qu’un slogan ?
Wilfrid K./La rédaction




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