À Tabital Pulaaku, l’organisation appelée à défendre la culture peule et à rapprocher ses communautés semble désormais devoir consacrer une partie de son énergie à une autre discipline : la bataille pour ses commandes. Au sommet, les rivalités de pouvoir prennent le pas sur le discours d’unité, transformant une structure de rassemblement en terrain de compétition entre responsables.
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Le paradoxe est préoccupant. Une organisation qui porte une ambition de solidarité se retrouve exposée aux divisions qu’elle devrait contribuer à dépasser. Au lieu de parler davantage de transmission culturelle, de langue, d’éducation, ses dirigeants et leurs soutiens donnent à voir les querelles d’influence qui encombrent les institutions associatives.
La communauté peule n’est pourtant ni un bloc uniforme ni la propriété d’un bureau. Elle rassemble des populations diverses, réparties dans plusieurs pays. Prétendre parler en son nom exige donc davantage que des titres, des alliances ou une victoire dans une bataille interne. Cela suppose de la concertation, de la légitimité et le respect des règles communes.
La satire, s’écrit presque toute seule : ceux qui devraient tenir le fil de l’unité semblent se disputer les ciseaux. À force de transformer la direction en enjeu personnel, le risque est de fragiliser la crédibilité de l’organisation et de décevoir ceux qu’elle prétend représenter.
Tabital Pulaaku a besoin d’apaisement, pas d’un feuilleton de succession. L’urgence est de remettre le projet collectif au-dessus des ambitions individuelles.
Wilfrid K./La rédaction





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